L’inspecteur vous recommande des avertisseurs


Avertisseurs de fumée, de monoxyde de carbone, photoélectrique, à ionisation : l’inspecteur fait le point

Nous voilà rendus à la saison froide : feu de foyer et petite doudou vous réconfortent. Mais on oublie trop souvent un élément de sécurité : avez-vous un avertisseur de fumée? Et ce n’est pas tout.

Si vous avez un foyer au bois, un poêle, ou encore tout simplement un système de chauffage au gaz ou au mazout, il vous faut un avertisseur de monoxyde de carbone (CO). Un avertisseur de fumée ne protège pas contre le CO.

Qu’est ce que le CO? C’est un gaz toxique, voire mortel selon la concentration, qui est produit lorsqu’un véhicule ou un appareil brule un combustible comme l’essence, l’huile, le gaz naturel, le kérosène, le propane et le bois.

 

Avertisseurs de fumée et de monoxyde de carbone, une nécessité?

avertisseursChaque municipalité règlemente l’exigence ou non de détenir des équipements appropriés contre les incendies et d’en faire l’entretien. Par contre, le Code national du bâtiment stipule que lors de la rénovation d’un logement ou de la construction d’une habitation neuve, il faut installer des avertisseurs de fumée, qui alerteront les usagers en cas d’incendie. La version récemment révisée du Code national du bâtiment rend maintenant obligatoire l’installation d’avertisseurs de monoxyde de carbone dans les habitations neuves disposant d’un appareil à combustion ou d’un garage intérieur. Les avertisseurs doivent tous être certifiés par les Laboratoires des assureurs du Canada (ULC). Le logo de cet organisme ou celui de l’Association canadienne de normalisation (CSA) indique que l’avertisseur a été fabriqué selon les normes et dument vérifié. De plus, on doit le tester régulièrement pour s’assurer qu’il fonctionne : un avertisseur de fumée ou de CO sauve des vies. L’inspecteur en bâtiment vérifie que ces équipements existent là où ils sont requis.

 

Vous avez tout ça? Bien, mais…

Les avertisseurs ont des dates indiquées sous l'appareilAttention, car les avertisseurs de fumée et de monoxyde de carbone ont une durée de vie limitée. En général, on doit les changer 10 ans après la date de fabrication indiquée sur le boitier, ou avant selon les indications du fabricant. De plus en novembre 2016, Santé Canada a émis un avis de rappel sur des appareils défectueux vendus entre 2004 et 2011.

Si la date n’est pas indiquée, remplacez votre avertisseur immédiatement, car il a plus de 17 ans! En effet, l’obligation d’inscrire une date sur les appareils au Québec est arrivée en 1997.

 

 

 

Quel type d’avertisseur choisir?

On trouve sur le marché deux types d’avertisseur de fumée. Le plus courant et généralement meilleur marché est le modèle à ionisation. Il fonctionne avec un matériau radioactif entre des électrodes émettant un courant. Lorsque des particules de fumée pénètrent l’appareil, elles captent une partie des rayons radioactifs, diminuant ainsi le courant, ce qui déclenche l’alarme. Ce détecteur convient mieux dans les chambres à coucher ou la salle de séjour, car la simple vapeur d’eau parfois présente dans une cuisine ou une salle de bain par exemple peut déclencher l’alarme.

 

L’avertisseur à cellule photoélectrique, de son côté, est approprié près de la cuisine, de la salle de bain ou des appareils de chauffage parce qu’il est moins sensible aux vapeurs d’eau ou de cuisson et qu’il déclenche ainsi moins de fausses alarmes. Il fonctionne avec une diode lumineuse (DEL) et une cellule photoélectrique placée perpendiculairement. Le faisceau lumineux est plus faible lorsque de la fumée (plus opaque) est présente, ce qui éclaire faiblement la cellule photoélectrique et fait retentir l’alarme.

 

Quant aux avertisseurs de monoxyde de carbone, ils sont disponibles souvent avec une double fonction : avertisseurs de CO et de fumée, avertisseurs de CO et de propane, avertisseurs de CO et de gaz naturel. Il existe plusieurs fonctionnements et types d’avertisseur de CO : à métal-oxyde-semiconducteur (MOS), biomimétique et électrochimique. Le MOS est la technologie de détection du CO la plus ancienne. De l’oxyde d’étain chauffé réagit avec le CO pour déterminer le niveau de gaz toxique. Restriction : l’appareil doit obligatoirement être branché au circuit électrique.

 

Le détecteur biomimétique utilise des disques recouverts de gel qui s’assombrissent en présence de CO. C’est ce changement de couleur qui déclenche l’alarme. Les appareils de ce type sont moins couteux et peuvent être alimentés par piles. Toutefois, le CO et d’autres contaminants s’y accumulent avec le temps, ce qui tend alors à déclencher de fausses alarmes.

 

Avec l’avertisseur électrochimique, une réaction chimique au contact du CO provoque le passage d’un courant électrique qui déclenche une alarme. Très sensible, l’avertisseur électrochimique offre une lecture exacte à toutes les concentrations de CO.

 

Où installer les appareils avertisseurs?

Distance à respecterQuand on installe les avertisseurs, il existe des distances à respecter afin d’en optimiser le fonctionnement. Certains organismes gouvernementaux donnent des indications à ce sujet, mais les recommandations des fabricants peuvent être plus rigoureuses. De façon générale, il doit y avoir un avertisseur de fumée à chaque étage de la maison, dans le corridor, et près des chambres à coucher. La présence d’un garage annexé à une maison exige en plus des avertisseurs de CO : à l’intérieur de la maison près de la porte du garage, et dans la pièce au-dessus du garage attenant à la maison.

 

Position de l'avertisseurOn doit éviter certains emplacements pour ne pas endommager l’avertisseur : les pièces trop chaudes ou trop humides, l’intérieur du garage, et à proximité d’une sortie ou d’une entrée d’air.

 

Toujours pas clair? L’inspecteur en bâtiment peut vous aider. Appelez-nous pour que nous vous conseillions et procédions à une vérification de votre maison.

 

Plus d’information (comment et où installer les appareils) sur le site de la Sécurité publique du Québec.

 

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